Constat >
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Depuis 1993, les entreprises françaises sont segmentées par
activités en fonction de la Nomenclature d’Activité Française.
Révisée en 2003, cette codification permet à chaque entreprise ou
établissement de mentionner son activité principale exercée (APE) en
utilisant le code NAF. La Nomenclature d'Activité Française a été
imaginée en fonction de la NACE (Nomenclature d’Activité
Européenne). Créée en 1986 lors de la création d'Eurostat, cette
codification permet de segmenter les activités des sociétés de tous
les états membres de l'Union Européenne. Elle est obtenue par
éclatement des rubriques NACE européennes les plus fines. C'est
ainsi que la NAF est une adaptation de la NACE.
Les nomenclatures d'activités françaises vont être révisées pour
une mise en œuvre en janvier 2008. Cette opération s'inscrit
dans un processus de révision d'ensemble des nomenclatures
d'activités et de produits aux niveaux mondial, européen et
français. Dans ce cadre, la nomenclature européenne va également
être refondue (affinement jusqu’à 615 classes au lieu de 514
actuellement). En France, c’est l’INSEE qui pilote ce chantier, sous
l'égide de la Commission nationale des nomenclatures économiques et
sociales (CNNES), et du Conseil national de l'information
statistique (CNIS). La structure détaillée finale de la NAF rév. 2
devrait être disponible entre avril et juillet 2007, après
approbation de la CNNES. Pourquoi changer le code NAF ?
Deux raisons principales président à l’évolution de cette
codification. D’une part de nouveaux métiers sont arrivés et
ne trouvent pas d’écho dans l’actuelle nomenclature. D’autre part,
la nécessité de réaliser des analyses statistiques
internationales conduit les pays à rapprocher leurs
nomenclatures. Selon l’INSEE, le système actuel conçu dans les
années 1980 a vieilli du fait de l'évolution des technologies et de
l'organisation économique et sociale des entreprises. Par ailleurs,
certains pays – comme les États-Unis ou le Canada – utilisent
aujourd'hui des classifications spécifiques non compatibles avec
celles en usage en Europe. Ainsi, l’INSEE précise les deux
principaux objectifs du processus de révision : « moderniser les
nomenclatures d'activités et de produits, et rapprocher les grands
systèmes de classification utilisés dans le monde ». L’organisme
français de la statistique souligne à juste titre que les
« nouvelles nomenclatures permettront de mieux appréhender
l'évolution de l'économie et favoriseront les comparaisons
internationales ». Une conséquence heureuse pour la segmentation de
base de données de clients ou fournisseurs internationaux. |
Méthode >
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Prendre connaissance des changements
La NAF va subir deux changements majeurs dont un qui
aura un impact sur la structure des bases de données.
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La taille du code : la codification actuelle
de la NAF est sur 4 positions. La future codification sera sur 5
caractères : un code NACE à 4 chiffres complété par une position
spécifique nationale, sous la forme d’une lettre. Par exemple, le
code actuel du « Crédit bail » dans la NAF rév.1 est sur quatre
caractères (actuellement 652A), il deviendra le code 6491Z dans la
NAF rév. 2. Cette évolution a un impact direct sur la structure
des bases de données.
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Le nombre de codes : la taille de la nouvelle
NAF rév. 2 sera légèrement plus développée que l'actuelle. On
comptera environ 730 classes ou codes différents au niveau le plus
détaillé, contre 712 actuellement.
Modifier la structure des fichiers
Ce n’est plus sur quatre caractères que devront être
enregistrés les codes NAF rév 2. mais sur cinq. De fait, vous avez
deux possibilités :
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agrandir d’un caractère le champ NAF rév. 1
existant pour le porter à cinq caractères,
-
créer un nouveau champ pour accueillir la
nouvelle nomenclature.
Comme toute modification de ce genre, la mise en
application concrète de la nouvelle nomenclature sur cinq caractères
nécessitera plusieurs mois de rodage. Ainsi, certaines entreprises
ne pourront pas convertir automatiquement les codes NAF vers la nouvelle
version et donc resteront pendant un certain temps avec le code NAF
rév. 1 sur quatre caractères. Les tris, sélections, segmentations et
analyses ne devront en aucun cas mélanger les anciens et les
nouveaux codes. Vous risqueriez d’obtenir des résultats complètement
faux. Il est donc fortement recommandé d’ajouter – au moins pendant
quelques mois – un nouveau champ NAF rév. 2 sur cinq caractères,
en plus du champ NAF rév. 1. A l’avenir, et en fonction de la
complétude des données, l’ancienne classification pourra être
supprimée.
Préparer les conversions
La Commission Nationale des Nomenclatures Économiques
et Sociales (CNNES) élabore une table de passage entre l’ancienne et
la nouvelle nomenclature. Cette table de correspondance n’est pas
encore finalisée, mais d'ores et déjà on constate que certaines
classes sont simplement recodifiées, alors que d’autres sont
ventilées en plusieurs activités plus précises. Illustration
avec deux exemples :
-
l’activité de « Contrôle technique automobile »
passerait automatiquement du code 743A au code 7120A.
-
l’activité « Edition de logiciels (non
personnalisés) » actuellement enregistrée sous le code 722A serait
détaillée en plusieurs activités : Édition de jeux électroniques,
Édition de logiciels système et de réseau, Édition de logiciels
outils de développement et de langages et Edition de logiciels
applicatifs ; chacun avec son nouveau code respectif (5821Z,
5829A, 5829B, 5829C).
En somme, pour enrichir vos bases de données, deux solutions
seront envisageables : forcer la conversion avec une dégradation des
codes, ou reprendre les codifications actualisées par l’INSEE auprès
des greffes de tribunaux de commerce.
Forcer la codification
Il s’agit d’attribuer un nouveau code à partir de la
table de correspondance. L’opération est mineure lorsqu’il n’y a
qu’une correspondance possible. Mais lorsqu’il y a plusieurs codes
NAF rév. 2 à attribuer pour une NAF rév. 1 il faut procéder
différemment. On pourra sélectionner manuellement le code
correspondant au mieux à l’activité de la société. Si l’on ne
connaît pas plus l’activité de l’entreprise, on sélectionnera le
premier code de la liste. Dans ce cas, un champ supplémentaire de
la base de données précisera le statut du code : validé ou supposé.
Ce mode dégradé a pour inconvénient de proposer une codification
approximative (mais néanmoins contrôlable par le champ statut). Par
contre, elle permet rapidement de mettre en œuvre des analyses
macroscopiques sur les segments de clients (dans ce cas, les
analyses seront réalisées sur les deux premiers caractères de la NAF
rév. 2).
Actualiser la codification
Pour mettre à jour la nouvelle nomenclature avec
certitude, on fait appel à un prestataire comme Datalgo pour
enrichir la NAF rév. 2 à partir des codes Siret de chaque
entreprise. L’avantage est d’avoir une donnée parfaitement
officielle et à jour. Aujourd’hui, il est néanmoins difficile de
connaître le taux d’exhaustivité de la donnée NAF rév. 2 dans le
répertoire Sirene géré par l’INSEE à l’horizon du 1er janvier 2008.
Conclusion
Les modifications à effectuer dans les mois prochains
concernent surtout la structure de vos fichiers : création d’un
champ NAF rév. 2 sur cinq caractères, et le cas échéant un champ
statut permettant de notifier la validité. Il est prématuré de
réaliser déjà des conversions de code alors que la table de
correspondance ne sera pas totalement arrêtée avant le 2ème
trimestre 2007. En tout état de cause, il n’est pas trop tard pour
annoncer la prochaine évolution de la NAF aux équipes en charge des
activités commerciales ou marketing de votre entreprise.
o o o
Flash Datalgo : La nouvelle codification NAF bouleverse les fichiers
15-01-2008
Depuis le 8 janvier 2008, l’INSEE publie pour toutes les entreprises
françaises leur nouveau code NAF sur cinq caractères. Un
bouleversement pour les applications qui devront revoir leurs bases
de codifications.

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