Étape 1 : Faire un état des lieux
Analyser vos processus de paiements et vos systèmes
d’information associés. Il s’agit de formaliser les différentes
phases d’une transaction au sein de votre entreprise. Votre
comptabilité doit donc identifier : la validation interne du
paiement, le délais, la collecte des coordonnées bancaires, la
saisie de ses coordonnées, l’ordre de virement, etc. D’un point de
vue informatique, il s’agit de comprendre sur quels systèmes
d’information se déroule tout ou partie de cette procédure afin de
préparer les modifications qu’il conviendra de réaliser.
Étape 2 : Définir les besoins en terme de structure de
données
Si jusqu’à présent votre système d’information
n’enregistrait que le RIB, il devra être modifié. La structure des
données sera modifiée par l'ajout de deux champs texte correspondant aux
données :
-
IBAN : selon les pays, les IBAN ont une largeur
comprise entre 15 et 34 signes (prévoir donc 34 caractères),
-
BIC : selon le siège ou une agence, de 8 ou de
11 caractères (prévoir 11 caractères).
Concernant l’IBAN, la norme stipule de ne pas
enregistrer d’espaces entre les caractères d’un IBAN (par contre,
lorsqu’un IBAN est imprimé sur un support papier, on aménage un
espace tous les quatre caractères, en partant de la gauche). Après
avoir ajouté un champ dans votre base de données, vous devrez
également le faire apparaître dans vos applicatifs pour permettre la
saisie et la consultation.

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| SIREN |
| Vérifiez vos codes |
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à partir de |
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69€ |
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Étape 3 : Valider les données déjà présentes
Contrôlez les informations bancaires déjà inscrites dans votre
base de données fournisseurs. Vous pouvez d'ores et déjà faire
contrôler la cohérence des RIB pour la France. Une vérification
électronique permet de détecter les erreurs de saisie, à condition
bien entendu d’avoir un RIB complet (avec sa clef numérique sur deux derniers
caractères). Pour les références étrangères, on pourra contrôler
automatiquement les codes de pays tels que Espagne, Belgique,
Italie, Portugal, Finlande, Norvège… Enfin, on réalise un contrôle
des IBAN déjà saisis dans la base de données. Le nombre de
caractères et la clef diffèrent selon le pays et le BBAN : contrôler
ces éléments permet de détecter rapidement les erreurs.
Étape 4 : Enrichir votre fichier avec les IBAN
Cette étape consiste à convertir les BBAN en IBAN. Il est
néanmoins fortement conseillé de valider les codes avec le
fournisseur au moment de chaque nouvelle transaction. Lorsque le
BBAN (ou le RIB) est correct et qu’il a pu
être contrôlé, il est possible pour la plupart des pays
de prédéterminer automatiquement un IBAN.
Étape 5 : Mettre en place des processus adaptés
Les nouvelles normes du projet SEPA nécessitent une remise à plat
des procédures de l’entreprise. C’est l’occasion de se poser les
bonnes questions :
- Comment favoriser la collecte automatique des IBAN des nouveaux
fournisseurs ?
- Comment valider les codes IBAN avant une transaction ?
- Comment contrôler la saisie des données ?
Conclusion
L’apparition de l’IBAN va nécessiter pour votre entreprise une
modification des procédures et un aménagement de vos outils.
Cependant, vous réaliserez des économies sur les frais bancaires.
Cette réduction des coûts pourra s’ajouter aux bénéfices liés
à la mise en place du numéro de TVA Intracommunautaire
(numéro d’identification fiscale européen des entreprises permettant
de simplifier les paiements de TVA).
Dernier point : donnez l’exemple ! En éditant votre référence
IBAN et votre BIC sur vos propres factures, vous favorisez des
délais de règlement plus courts.
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